Lors de votre passage à Caen, la visite des cimetières dormants est l’occasion de découvrir ces lieux insolites et méconnus. Loin de l’effervescence de la ville, ces petits espaces verts sont devenus aujourd’hui des lieux de balades où l’on aime se promener.

On vous l’accorde, ce type de visite peut paraître étrange, mais le décor invite au romantisme avec des arbres centenaires et un état de nature abandonné, mais toujours très bien entretenu. Partez à la découverte des 6 cimetières dormants de la ville.

Saint-Pierre et ses étranges inscriptions

Dès l’entrée, plongez dans l’ambiance avec les étranges inscriptions pieuses gravées sur les piliers. Ces maximes sur le thème de la mort remontent pour les plus anciennes à 1785. Sur les 117 recensées en 1882, une quarantaine sont encore visibles.

A la fin du XVIIIème siècle, les Équipements funéraires qui entouraient les églises du centre-ville sont transférés en dehors de la ville. Il n’y a donc plus d’inhumations ici depuis cette époque.

Des figures illustres à Saint-Jean

Au cœur du quartier de Vaucelles, le cimetière dormant Saint-Jean est implanté dans une ancienne carrière à ciel ouvert où l’on extrayait la fameuse pierre de Caen. Il est donc semi-enterré et libère une impression bien différente des autres, protégé derrière ces immenses murs de pierre. Historiquement, la paroisse Saint-Jean était celle de l’aristocratie et des notables, ce qui explique la richesse de son patrimoine funéraire. Avant de partir, n’oubliez pas de jeter un œil à la tombe de l’archéologue et historien Arcisse de Caumont ou à M. Loyal, figure emblématique du monde du cirque !

Un cimetière protestant au cœur de l’Université

Quelle particularité ! Le Campus 1 de l’Université de Caen jouxte cet ancien cimetière protestant. C’est pourquoi ce minuscule endroit de verdure est souvent fréquenté par des étudiants qui y viennent faire une pause au calme.

Au XVIIème et XVIIIème siècles, les non-catholiques n’avaient pas d’endroits pour enterrer leurs morts. C’est pourquoi un paroissien protestant a acquis cet ancien jardin clôturé de murs pour y abriter les défunts.

Saint-Nicolas, le plus ancien

Seul cimetière dormant à être jouxté à une église désaffectée, il regroupe de nombreuses tombes de curés. Au printemps, les fleurs violettes viennent parsemer les pelouses du cimetière alors que les chats gambadent à l’abri des regards. Admirez près du carré des tombes de curés, la tête de mort et les tibias représentés en sautoir.

L’ambiance romantique des Quatre-Nations

A deux pas du jardin des plantes, ce cimetière dormant dit des Quatre-Nations est livré à la nature sous une végétation abondante. Il est connu pour être l’un des plus romantique et paisible de Caen. Ne manquez pas d’observer la stèle de Mme Rocher et sa poignée de main symbolisant la fidélité dans l’eau delà. De nombreuses tombes sculptées, chapelles et art funéraire viennent renforcer cette ambiance pittoresque qui a d’ailleurs servi de décor à Truffaut pour son film « La Chambre verte ».

Cimetière dormant des 4 nations, Caen
Cimetière dormant des 4 nations, Caen © Caen la mer Tourisme / Alix Jonet

Saint-Ouen, le plus petit

Le cimetière Saint-Ouen est le plus petit des cimetières dormants. Il a été conçu au moment de la construction de l’église du même nom, au XIème siècle. Il est le seul qui entoure une église non désaffectée. L’église Saint-Ouen accueillant encore des offices une fois par semaine.

On aime

  • Le calme et la sérénité qui règnent dans ces espaces verts bucoliques
  • La découverte insolite de Caen par son patrimoine funéraire
  • L’ambiance pittoresque