La Libération et les bombardements ont laissé de nombreuses traces à Caen. Mais la ville a bénéficié d’une reconstruction réussie et harmonieuse. On vous emmène avec nous sur les plus beaux sites de la Reconstruction…

Des bâtiments entièrement reconstruits

Rendez-vous au Nord du Château de Caen, dans le quartier du Jardin des Plantes, à l’Université, l’un des premiers bâtiments de la Reconstruction de Caen ! Il aura fallu plus de 9 ans pour rebâtir le campus selon les plans architecturaux d’Henry Bernard. Classée monument historique, l’Université de Caen attire plus de 30 000 étudiants. La statue de bronze de Louis Leygue est devenu l’emblème de la ville, elle représente le phénix qui renaît de ses cendres. Ne manquez pas de voir le Plan de Rome à l’échelle 1/400ème exposée à la Maison de la Recherche en Science Humaines.

Direction le centre-ville de Caen, Place Saint-Jean, où se dresse l’Eglise Saint-Jean. Une fois sur place, prenez le temps de l’observer de l’extérieur… L’Eglise vous rappellera certainement un célèbre monument italien un peu penché. Ce n’est pas pour rien qu’elle est surnommée la Tour de Pise de Caen ! En 1944, le monument n’échappe pas aux attaques ennemies et durant sa reconstruction, des pieux en bétons sont rajoutés pour pouvoir stabiliser l’église, ainsi que de la Pierre de Caen. C’est d’ailleurs dans les carrières de Pierre de Caen que de nombreux habitants se sont réfugiés pendant les bombardements…

Parmi les bâtiments touchés par les bombardements, le théâtre de Caen aura été le dernier que la ville ait perdu. Il sera seulement reconstruit en 1955 avec une architecture plus moderne tout en conservant l’esprit des « théâtres à l’italienne », avec ses deux balcons en demi-cercle. Au printemps 1963, le théâtre accueille le Congrès National de la Reconstruction.

Des quartiers témoins du passé

Eloignez-vous un peu du centre-ville pour arpenter les rues et les allées de la cité-jardin du Nice Caennais. Construit en 1930 sur d’anciennes pépinières pour une population aisée souhaitant s’éloigner de la ville, le quartier était alors entouré de grilles pour donner une impression de grand jardin sécurisé. Pour la petite histoire, on raconte que pendant l’Occupation, la seule victime civile connue dans le Nice Caennais a été le chat du n°31 dans l’une des villas réquisitionnées par les officiers allemands. Aujourd’hui, vous pouvez visiter ce quartier qui a laissé tomber ses grilles. Ne manquez pas à l’entrée, la Villa Héliante, un monument art déco créé en 1927 par un herboriste !

L’Avenue du 6 Juin est au cœur de la ville de Caen. Véritable emblème de la Reconstruction, elle porte bien son nom. Construite pour dédoubler la rue Saint-Jean et fluidifier la circulation, l’Avenue du 6 Juin relie la gare à l’Université de Caen. Au milieu de l’avenue, arrêtez-vous sur la Place de la Résistance. Les 6 Tours Marines en Pierre de Caen, ont été construites entre 1951 et 1953. Hautes de 8 étages, elles rendent hommage à la Rue de la Marine, qui avait le même tracé que l’Avenue du 6 Juin. Ces tours à l’architecture moderne et aux bas-reliefs travaillés, annoncent l’entrée de la voie qui mène au Château et sur le quartier des Quatrans.

Autour de Caen

HEROUVILLE SAINT-CLAIR

Durant la Reconstruction, en 1961 l’Etat décide de construire une nouvelle ville moderne, au Nord-Est de Caen. L’ancien village d’Hérouville devient alors Hérouville-Saint-Clair. Elle permettait aux travailleurs de Caen d’être logés dans une ville totalement nouvelle. Cette « cité dortoir » est divisée en quartiers modernes autour d’un bâtiment comprenant la mairie et des commerces : la Citadelle Douce. Le château d’eau métallique d’Hérouville-Saint-Clair construit en 1968, a détenu le « Label Patrimoine du 20ème siècle » en 2007. Ce château d’eau illuminé la nuit domine Hérouville-Saint-Clair et représente un véritable symbole de ville nouvelle !

 

LA SMN

Construite sur les communes de Colombelles et de Giberville, la Société Métallurgique de Normandie créée en 1912 est un témoin important de la Reconstruction de Caen. Après avoir vécu la Première et la Seconde Guerre Mondiale, la filière a connu une véritable renaissance et créé de nombreux emplois. L’usine employait plus de 6000 personnes logées en partie dans la cité ouvrière située sur « Le Plateau » à proximité de l’usine. Des visites commentées sont proposées par les membres de l’association Mémoire et Patrimoine SNM pour y découvrir l’ancien atelier électrique, les postes de gardes, le réfrigérant ainsi que l’histoire de cet exemple remarquable de cité ouvrière.

 

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